L’avantage avec les intérieurs nuit, c’est que tu peux les faire de jour.
Je fais la tournée des Hôtels le long de la gare.
Dans celui aux couloirs verts, le réceptionniste me demande s’il est difficile d’être intermittente. Je dis oui. Il ajoute alors : “Vous voulez arrondir vos fins de mois?”. Je suis interloquée, mais n’en montre rien, trop curieuse. Il reprend “J’ai un ami qui vient à 19H30″. J’écarquille les yeux. Il se reprend “Oui… On travaille sur du marketing de masse sur internet… Une grosse affaire. Un moyen de se faire de l’argent. ça vient de Chine. On vend un produit très perfectionné! De l’argent à se faire. On diffuse notre produit, à très grande échelle, ensuite on parraine les nouveaux… Commissions, pourcentage…”
Je l’écoute pendant de longues minutes, éberluée. Il finit par me dire que le produit en question se trouve être : des serviettes hygiéniques…
Secte ? Prostitution? Évangélisme ? Capitalisme? Tuperware ? Truands ? Magouilleurs ? fétichiste?
Argh.
En ce moment je n’écris plus, j’essaie de terminer un rubik’s cube géant.
Je reviens au Havre pour un fil qui s’appelle “Léa” titre provisoire. Retour au “Séjour Fleuri” dans ma petite chambre 11 aux rideaux rouges de théÂtre et à la couverture à l’orange qui gratte.
Euphorique je me jette sur lit. Un lit un retardateur, il paraît que j’ai tout l’étage à disposition, alors je me rejette sur le lit, malgré le bruit d’éléphant de mer que je fais en m’écrasant sur le sommier. Je dois me défouler, demain je vais me gaver la rétine.
Par hasard, suis tombée là dessus :
http://www.flickr.com/photos/jekkyl/sets/72157612931782503/show/
J’écris plus en ce moment parce que je suis ensablée.
Tout ce qui fait cinéma. Des courts métrages, ma cafetière Nespresso, des considérations cinématographiques, des morceaux de tissus qui font tapis rouge, des tripes en vrac, des plans de travail, des heures perdues, des heures déclarées, des raccords que j'aime, des photos, des histoires de tournages, des problèmes mécaniques, des ombres, des génériques...